Pourquoi vouloir aider peut parfois aggraver une situation
La plupart des dirigeants, managers, consultants et accompagnants partagent une qualité commune.
Ils aiment aider.
Mais cette qualité peut parfois devenir un piège.
Pendant longtemps, j'ai cru qu'aider signifiait apporter des solutions.
Puis j'ai cru qu'aider signifiait convaincre.
Puis j'ai cru qu'aider signifiait empêcher certaines erreurs.
Avec le recul, je crois que j'avais confondu accompagnement et sauvetage.
La différence est fondamentale.
Accompagner consiste à marcher aux côtés de quelqu'un.
Sauver consiste à vouloir traverser le chemin à sa place.
Lorsqu'une personne est confrontée à une réalité difficile, notre premier réflexe est souvent de vouloir accélérer sa prise de conscience.
Pourtant, la résistance possède parfois une fonction essentielle.
Elle protège une personne d'une réalité qu'elle n'est pas encore capable d'intégrer.
Nous ne résistons pas à la réalité.
Nous résistons souvent au deuil que cette réalité nous demande de traverser.
Le rôle d'un accompagnant n'est donc pas de pousser.
Il est de créer les conditions permettant à l'autre de voir lorsqu'il sera prêt.
La clarté n'est pas uniquement une question de compréhension.
C'est aussi une question de présence.
Et parfois, la meilleure aide que nous pouvons offrir n'est pas une solution.
C'est un espace.
Question
Dans quelle situation cherchez-vous encore à faire évoluer quelqu'un alors que ce qui est peut-être nécessaire aujourd'hui est simplement de rester présent à ses côtés ?